Aujourd’hui, j’ai lu dans ma gazette que “la Poste veut qu’on l’aime”. Dans le même temps, j’ai découvert une bannière sur le site du mensuel Media Marketing où la Poste affiche texto le message suivant : “0,4% des consommateurs cliquent sur les bannières. 78% des consommateurs ouvrent leur courrier publicitaire.” Hum. L’argument me laisse un peu sceptique.
1) N’aurait-il pas été plus judicieux de comparer les performances du courrier postal avec celles du courrier électronique? “78% des consommateurs ouvrent leur courrier publicitaire”. Bravo. Mais je connais des agences et des plates-formes d’e-mail marketing qui peuvent se targuer de résultats équivalents, voire supérieures pour certaines campagnes de leurs clients.
Sans même parler du taux de conversion qui peut facilement dépasser les meilleurs résultats enregistrés en DM…
2) La bannière est un format graphique (display ad) qui, comme l’affichage ou la télé, peut servir à construire la notoriété d’un annonceur. Le clic n’est donc pas le seul et unique critère pour mesurer l’efficacité d’une campagne de bannering. A ce sujet, remarquons que Beweb (la régie Internet de Rossel et IPM) a arrêté de vendre du bannering au clic depuis qu’elle a lancé Click Box, son nouveau réseau de liens sponsorisés.
Bref, il semble que La Poste n’a pas encore tout compris à Internet. Face au volume de courrier postal traité qui diminue année après année, il y a pourtant urgence…