Après Time, voilà que Le Soir rejoint à son tour la folie collective qui entoure le Web 2.0, ce paradigme pseudo-scientifique à l’origine de la nouvelle bulle Internet qu’on voit grossir actuellement.
Pour Time, la figure marquante de 2006 n’est autre que… nous. Oui, oui, vous et moi qui publions des billets sur nos blogs, partageons nos photos sur Flickr ou diffusons nos vidéos de vacances sur YouTube. Durant les douze derniers mois, Muhammad Yunus, le banquier des pauvres, a été élu prix Nobel de la paix pour avoir aidé des millions de pauvres à sortir de leur dénuement; Laurent Désiré Kabila a donné une leçon de démocratie à l’Afrique en organisant des élections libres au Congo; Mahmoud Ahmadinejad et King Jong-Il et ont fait trembler la communauté internationale par leurs velléités nucléaires. Mais, selon Time, aucune de ces personnalités ne pouvait apparemment rivaliser avec la montée en puissance de ce nouvel internaute qui crée et échange du contenu en ligne. On aimerait participer à cet enthousiasme pour ce basculement dans le rapport de forces entre pouvoir et citoyen. Il y a pourtant quelque chose de dérangeant, voire démagogique, à mettre ainsi en exergue le surfeur lambda face à la marche du monde. Il ne s’agit pas de remettre en question l’influence (réelle ou potentielle) des outils estampillés « Web 2.0 » sur notre façon de consommer, de nous informer, de nous divertir. Chez Emakina, nos clients en ont d’ailleurs pris acte et commencent à adapter en conséquence leur façon de communiquer avec le consommateur. En revanche, nous devons confronter ce même impact à des mouvements plus profonds qui affectent la planète et la vie quotidienne de ses habitants. Songez simplement au réchauffement climatique ou à la situation politique au Moyen-Orient qui pourrait embraser toute la région.
L’hebdomadaire américain répond cependant que le Web 2.0 modifie “la façon dont nous changeons le monde”. Le problème réside ici dans le “nous”, pronom uniformisant qui renvoie en réalité à une élite mondiale avec le capital culturel et économique suffisant pour exister sur la Toile. Faut-il rappeler qu’une part non négligeable de l’humanité demeure exclue des autoroutes de l’information et n’attend pas le raccordement à l’Internet, mais avant tout des services plus élémentaires comme l’eau potable, l’électricité ou des soins de santé décents? Pour ces damnés de la terre, la couverture de Time risque d’apparaître assez vide de sens. Peut-être l’Internet deviendra-t-il un jour un véritable “cinquième pouvoir” qui permettra aux citoyens de peser davantage sur les inégalités de développement ou sur le débat démocratique à l’échelle mondiale. Pour l’heure, il nous faut toutefois raison garder et conserver un regard lucide quant à cette nébuleuse de nouvelles applications qu’on appelle wikis, blogs, RSS ou podcasts. Comme antidote à la mode “2.0″, pensons aux dérives déjà constatées sur Wikipedia ou au contrôle grandissant de Google sur l’information accessible en ligne.
Reste qu’avec son choix de nous désigner comme personne de l’année, Time a probablement réussi le coup médiatique de cette fin d’année, autant parmi les médias traditionnels qu’au sein de la blogosphère. C’était peut-être, après tout, le seul objectif de ce magazine: faire du bruit chez les internautes. Chez “nous”.
A lire aussi, le billet de Cédric Godart sur ce même sujet.
Dans L’Echo du 19 décembre, Cécile Berthaud m’a demandé mon opinion sur les marketeers qui prennent les blogueurs comme nouvelle cible de leurs campagnes promotionnelles. J’y souligne notamment qu’au-delà de l’effet de mode, la blogosphère ne représente dans le fond qu’une fraction de l’ensemble des internautes. Pour les professionnels de la communication, il s’agit certes d’un canal puissant mais qui ne remplace nullement ceux déjà existants sur le Net. Découvrez ici l’article en PDF.
L’autre personne interviewée est Cédric Godart, animateur de l’émission PureBlog sur PureFM, qui parle de la manipulation des bloggers par les marques. De ma propre expérience (à la fois comme proie et chasseur dans la blogosphère), je suis moins catégorique que lui: certains auteurs de blog sont bien entendu assez influençables, on constate parfois des dérives malheureuses mais, globalement, beaucoup de blogueurs sont de véritables passionnés qui s’efforcent de préserver leur indépendance d’esprit et se méfient des opérations de communication (voir le post de Fred Cavazza à ce sujet. Même si je n’irais pas jusqu’à dire, comme certains thuriféraires du Web 2.0, que les blogueurs amateurs sont plus intègres que les journalistes professionnels…
La semaine dernière, François Le Hodey, patron du groupe IPM (qui édite entre autres les quotidiens La Libre Belgique et La Dernière Heure) était l’invité de la Belgian Management & Marketing Association pour expliquer sa vision du métier d’éditeur de presse à l’heure de la convergence.
C’est l’occasion que j’ai choisie pour tester le nouveau micro de mon iPod 5.5G et enregistrer l’ensemble de son exposé. Découvrez-le ci-dessous en podcast (OK, le son est assez médiocre mais reste toutefois écoutable). Pour ceux que le conflit “Google vs. éditeurs francophones” intéresse, les commentaires de François Le Hodey à propos de cette affaire se trouvent vers 1740 sur le player.
Snap.com est un astucieux moteur de recherche qui combine astucieusement texte et image. Pour chaque entrée sur une page de résultats (”scrollable” avec les flèches haut et bas de votre clavier), cet outil vous fournit un aperçu sous forme de capture d’écran, ce qui représente un précieux gain de temps. A noter que Snap est également disponible comme plug-in pour Firefox.
Article paru dans le dernier numéro de Smart Business.
Le format RSS est nouveau moyen de partager instantanément de l’information sur Internet. Smart Business vous apprend comment votre entreprise peut profiter du RSS pour améliorer l’ensemble de sa communication.
Comme nous, vous êtes probablement très occupé et vous manquez probablement de temps pour surfer comme vous le souhaiteriez : pas évident de visiter chaque jour 50 sites ou blogs différents. Mais si ces 50 sources d’information étaient concentrées sur une seule et même page que vous pourriez moduler à votre guise ? Avec le RSS, ce rêve est désormais possible.
Le RSS (Real Simple Syndication ou Reach Site Summary) est un format dérivé du XML et qui permet de partager du contenu et créer des « RSS feeds » (fils ou flux RSS en bon français). Vous pouvez consulter ces fils à l’aide d’un agrégateur (ou lecteur) spécifiquement dédié à cette tâche, mais aussi les insérer au sein d’une page web. Par opposition au surf classique où vous « tirez » l’information à vous (« pull »), le producteur d’information vous « apporte » l’information si vous l’acceptez (« push »). C’est d’ailleurs ici que réside une des immenses forces du RSS : l’utilisateur donne toujours son accord avant de souscrire à un flux, ce qui efface tout risque de spam ou d’inadéquation totale entre le message et la cible. Le RSS propose d’appréhender l’Internet comme une gigantesque chaîne de télévision dont vous composez le menu à la carte. A longue échéance, on peut donc pronostiquer sans risque que le RSS remplacera la newsletter par e-mail, d’autant que Microsoft paraît décidé à intégrer le RSS dans la plupart de ses nouveaux produits (Live.com, Internet Explorer 7, Windows Vista…).
Concrètement, s’abonner à un fil RSS se déroule en trois étapes :
- Vous repérez un flux RSS sur le site ou le blog de votre choix. Pour de sombres histoires de standardisation que nous vos épargnons ici, un fil RSS peut être représenté par différents acronymes barbares : RSS 1.0, RSS 2.0, Atom, XML… Tous sont cependant lisibles par la majorité des lecteurs RSS existants. A noter que la fameuse icône orange barrée de trois traits blancs commence à s’imposer comme le principal sigle d’identification des flux RSS.
- Vous copiez-collez son adresse dans votre agrégateur RSS qui, sur base des informations contenues dans le flux, va créer une première liste d’entrées.
- Lorsque le site ou le blog d’origine sera ensuite actualisé, votre agrégateur RSS téléchargera automatiquement les nouvelles entrées et vous signalera les mises à jour disponibles.
Comment consulter des flux RSS ? Les solutions abondent sur le marché. Une première distinction sépare les lecteurs accessibles uniquement sur le web et ceux à installer en local sur votre ordinateur comme une application ordinaire. Selon notre propre expérience, nous vous déconseillons cette deuxième possibilité : plus vous agrégerez de fils RSS, plus le logiciel sera gourmand en mémoire vive et ralentira le fonctionnement de votre machine. Parmi les lecteurs « web based », les joueurs sont multiples : Netvibes, Rojo, Google Reader (notre préféré), Bloglines, Newsgator, Live.com… Quel que soit votre choix, assurez-vous que vous puissiez importer/exporter vos flux RSS au format OPML (Outline Processor Markup Language) qui garantit l’interopérabilité entre les lecteurs RSS.
Comment construire un flux RSS ? Les spécifications techniques du RSS 2.0 sont disponibles à cette adresse : http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss. Parallèlement, il existe différents services qui peuvent générer des fils RSS à partir du contenu de n’importe quelle page. Exemples : Rasasa ou Feed43.
Que peut-on faire avec le RSS ? Ce format est le plus souvent associé à la consultation rapide de blogs et de sites d’actualité, de sorte que l’internaute puisse garder un œil permanent sur les dernières nouvelles. Pourtant, le RSS permet d’aller beaucoup plus loin et peut rendre de précieux services si vous souhaitez améliorer l’impact de votre communication ou l’efficacité de votre veille sectorielle, comme l’explique notre encadré. Ajoutons par ailleurs que la sémantique des flux RSS est particulièrement appréciée par les moteurs de recherche. Autrement dit, le RSS peut contribuer à optimiser votre positionnement sur Google et ses pairs.
Prêt à franchir le pas du RSS ? Avant de vous lancer, tenez compte de ces deux écueils à surmonter :
- Nous l’avons souligné plus haut, le RSS est un format 100% « opt-in » qui repose sur le consentement préalable que donne l’utilisateur à s’abonner. Avantage : l’internaute qui souscrit manifeste un véritable intérêt pour votre communication. Adieu les problèmes de phishing, de filtres anti-spam ou de bases de données obsolètes. Différentes études se rejoignent en outre pour affirmer que le RSS a un impact très positif sur la fréquentation des sites qui proposent semblables fils d’information à leurs visiteurs. Inconvénient : ce même internaute peut se désabonner à tout moment s’il juge que le contenu de votre flux manque d’utilité ou de mises à jour régulières. Avant de créer un fil RSS, assurez-vous donc que vous avez quelque chose à dire et à une cadence suffisamment soutenue. Le déploiement d’un flux RSS digne de ce nom nécessite des compétences « journalistiques » que vous ne possédez peut-être pas dans votre entreprise.
- Même s’il ne cesse de monter en puissance, le RSS est très loin d’avoir été adopté par l’ensemble des surfeurs. Une étude de Yahoo ! révèle ainsi que seulement 4% des internautes américains utilisent des flux RSS, tandis que 45% n’en voient même pas l’utilité. Si vous mettez en place un fil RSS, prenez donc la peine d’expliquer à ses destinataires (clients, collègues, partenaires…) de quoi il s’agit et quel est le bénéfice de cet outil.
Quelques utilisations créatives du RSS
1. Surveillez la blogosphère. Avec l’émergence d’outils « Web 2.0 » (blogs, podcasts, wikis…), les internautes ont désormais une pléthore de ressources pour communiquer entre eux sur tout et n’importe quoi… y compris sur vos produits et services. Monitorer la blogosphère devient donc une tâche stratégique si vous souhaitez savoir ce qui se raconte sur votre marque ou celles de vos concurrents. Des services comme BlogPulse ou Google Blog Search produisent un fil RSS pour chaque requête effectuée avec ces moteurs derecherches spécialisés dans les médias sociaux. Dans le même esprit, Del.icio.us (un service pour indexer, organiser et partager ses signets) crée des fils RSS sur les « tags » (sortes de mots-clés) attribués par les internautes aux meilleures pages que ces derniers découvrent sur la Toile.
2. Diffusez vos communiqués de presse. Dans leur course perpétuelle au scoop, un nombre croissant de journalistes (et pas uniquement dans la presse IT) recourent aux agrégateurs RSS pour détecter plus vite les informations chaudes. Ce faisant, le RSS devient un canal supplémentaire pour communiquer avec les médias et leur transmettre vos communiqués, comme le font déjà Mobistar, Skynet ou… notre Premier ministre Guy Verhofstadt !
3. Conservez un contact quotidien avec vos clients et RSS. Vous envoyez régulièrement une newsletter par e-mail au carnet d’adresses de votre entreprise ? Bravo! Avec le RSS, vous pouvez franchir un pas supplémentaire en diffusant ce même contenu en temps réel. C’est la démarche de la société néolouvaniste InternetVista ou de l’agence bruxelloise Emakina qui propose des news quasi quotidiennes sur la vie de l’entreprise dans son fil RSS. Un bon moyen pour attirer l’attention de vos clients sur des produits et services qu’ils ne connaissent peut-être pas. Pour leur part, Oracle et Microsoft mobilisent le RSS comme vecteur d’assistance à la clientèle en y publiant trucs et astuces, annonces de nouveaux patches, correctifs de sécurité…
4. Communiquez vos nouveautés et promotions. Si votre entreprise est active dans l’e-commerce, le format RSS permet de prévenir instantanément vos clients des derniers arrivages de produits, des bonnes affaires en vitrine… A voir chez Mediadis.com, le spécialiste belge du DVD.
5. Consultez vos e-mail. Mail.be permet de lire son courrier électronique par RSS interposé. Très pratique à l’usage, surtout quand vous êtes en déplacement.
Une belle soirée en perspective lundi prochain avec la deuxième édition de Mobile Monday qui s’emploie à réunir les professionnels du mobile en Belgique. Dans le splendide cadre de la D’Ieteren Gallery, Vous pourrez y découvrir les dernières productions d’Emakina ainsi que les projets de Moblr, une start-up belge qui voudrait devenir le YouTube de votre téléphone portable.
Inscription gratuite sur
Le site officiel de Mobile Monday
Quand?
Lundi 18/12.
Où?
D’Ieteren Gallery (rue du Mail 50 - 1050 BXL)
Parking sur place.
Carte
Agenda
18.00 : Bienvenue & inscription
18.30 : présentations Emakina & Mobler
19.30 : Walking Lunch
Fleck est un nouveau plug-in (compatible IE et FireFox) qui vous permet d’associer de coller des post-it sur une page web, puis de les partager avec d’autres internautes. Vous pouvez également placer sur votre blog un petit module (widget) qui autorise vos visiteurs à ajouter eux-mêmes des notes via Fleck. Pas de danger, ce plug-in ne modifie en rien le codes-source et se limite à ajouter une “couche” supplémentaire au-dessus de vos pages. Un gadget qui peut s’avérer utile pour le travail collaboratif avec d’autres personnes (cross-posté sur PC World.be).
Estampillé Web 2.0, Billster est un service qui permet de gérer en ligne vos recettes et dépenses. Vous pouvez ainsi “tagger” chaque dépense à l’aide de mots-clés (nourriture, sorties, essence…), de sorte à pouvoir analyser sur plusieurs mois le montant et la nature de vos débits. Intéressant si vous souhaitez économiser de l’argent en détectant les postes les plus onéreux dans votre budget. Vous n’aurez désormais plus aucune excuse pour être sur la paille à la fin du mois… Sécurisée par SSL, cette application autorise par ailleurs à partager un même porte-monnaie avec d’autres internautes. Les fonctionnalités sont nombreuses et vous permettent de créer des rappels automatiques ou de voir qui doit de l’argent à qui au sein d’un même groupe d’utilisateurs. S’il ne pourrait prétendre piloter la comptabilité d’une entreprise, Billster (à ne pas confondre avec la moutarde Blister) convient cependant bien à la gestion de la caisse collective d’un club sportif ou d’un cercle estudiantin. Et comme les bons comptes font les bon amis… (cross-posté sur PC World.be).
Via les fils RSS, Ziki vous permet de centraliser tout le contenu que vous produisez sur Internet: vos signets sur Del.cio.us, vos photos sur Flickr, les billets publiés sur votre blog… De la sorte, votre profil de surfeur se dessine en temps réel. Ce faisant, Ziki se double également d’une fonction de réseau social par le truchement des tags qui vous permettent de repérer d’autres personnes avec les mêmes passions et hobbies que les vôtres. Pour promouvoir son service, Ziki, achète régulièrement des mots-clés sur Google qui mettent ses utilisateurs en avant. Serez-vous le prochain sur la liste (cross-posté sur PC World.be)?
StumbleUpon est un plug-in étonnant qui vous permet de découvrir de nouveaux sites, images vidéos grâce à d’autres internautes. Une fois le plug-in (compatible IE et FireFox) installé, une nouvelle barre de navigation apparaît dans votre navigateur. Un bouton vous transporte de façon aléatoire à un nouvel endroit du réseau selon les centres d’intérêt que vous avez définis au préalable. Vous pouvez ensuite attribuer une note à ces pépites, voir les commentaires des autres utilisateurs de StumbleUpon, tagger et partager vos bonnes adresses… A tester (cross-posté sur PC World.be).