Jeune entreprise du Brabant wallon, Babymovie propose des échographies en plusieurs dimensions aux jeunes parents.
Vous attendez un heureux événement ? Babymovie vous montre votre progéniture comme vous ne l’avez jamais vue, même lors des échographies effectuées à l’hôpital au cours des neuf mois de grossesse. Alors que les médecins se limitent généralement à une image en 2D, Babymovie franchit la troisième et même la “quatrième” dimension, ce qui permet de visualiser bébé en relief et en mouvement dans son liquide amniotique. Un spectacle qui provoque immanquablement des sourires béats d’admiration chez les jeunes parents. “Les échographies en 3D et 4D sont déjà réalisables dans certains hôpitaux mais les médecins continuent de privilégier la représentation en 2D, qui reste plus précise”, explique Aurélie Grolet, fondatrice de Babymovie. “Nos échographies n’ont aucune valeur quant au diagnostic médical mais elles constituent de beaux souvenirs pour les jeunes parents.”
L’idée de Babymovie est née il y a six ans. “Je faisais des études en imagerie médicale”, explique Aurélie Grolet. “Dans ma troisième année, j’ai effectué un stage en France où j’ai découvert le concept. En juin de cette année-là, j’ai terminé mes études et, deux mois plus tard, j’ai acheté la machine qui permet de générer ce type d’échographie. J’ai alors démarré cette activité tout en prenant un mi-temps à la clinique d’Ottignies. A 21 ans, cela fut assez ardu de trouver un financement auprès des banques, d’autant que, comme indépendante complémentaire, je n’avais pas droit à toutes les aides dont bénéficient ceux qui lancent une entreprise à temps plein. Quand j’ai commencé en 2004, nous étions trois à proposer cette imagerie. Aujourd’hui, les centres sont plus nombreux en Belgique mais notre pays est en retard par rapport à la France où la technologie est beaucoup plus répandue.”
Pour l’avenir, Aurélie Grolet songe éventuellement à étendre Babymovie à d’autres parties du pays. “Si je grandis, je m’implanterai à Liège ou en Flandre. La difficulté est de gérer le planning : les clients sont disponibles en soirée et le week-end mais rarement durant les heures de bureau.”
Première parution dans La Libre, novembre 2010.
