Paru dans La Libre du 20 mai 2010.
Beebole sera-t-il la nouvelle « success story » de l’Internet wallon ? En tout cas, le projet a réussi à capter l’intérêt du géant de la recherche en ligne Google. L’idée de Beebole est à la fois simple et abstraite : créer une plate-forme 100% Internet qui permet de centraliser, en une seule interface, l’ensemble des outils que les employés d’une entreprise utilisent quotidiennement (bureautique, notes de frais, gestion de la relation client, planning des tâches…). « Lorsqu’une entreprise déploie une solution de gestion, des milliers d’heures sont consacrées à la configuration et au paramétrage car chaque société est différente », explique Yves Hiernaux, un des fondateurs. « Beebole entend simplifier cette tâche, particulièrement pour les PME qui n’ont pas souvent les moyens pour financer ce type de projet. »
Pour mettre en œuvre son modèle technologique, Beebole surfe sur une tendance profonde qui voit les principaux acteurs du web ouvrir progressivement leurs données à des développeurs externes : des sites comme Amazon, eBay, Google… deviennent de gigantesques réservoirs d’informations dont chacun peut librement s’emparer pour inventer de nouvelles applications dérivées. « Nous avons envoyé à Google une vidéo de démonstration qui expliquait comment sa suite bureautique Google Apps peut s’intégrer au sein de Beebole », continue Yves Hiernaux. Quelques semaines plus tard, l’équipe reçoit une invitation du moteur de recherche pour venir présenter Beebole lors de la Google I/O, un événement international où, pendant plusieurs jours, Google réunit la crème du développement web à l’échelle mondiale. « C’est assez impressionnant de figurer dans le même programme que des géants comme HP, Cisco, Amazon, eBay… »
Financée pour l’instant sur fonds propres ainsi qu’avec une avance récupérable de la Région wallonne, Beebole souhaite passer à la vitesse supérieure et cherche des investisseurs. « A court terme, nous n’avons pas besoin de capital supplémentaire. A plus longue échéance, nous aurons besoin d’un ou deux millions pour développer le marketing et les ventes dans quatre ou cinq pays cibles que nous avons identifiés. »
