Les réseaux sous-marins de Citymesh
Cette société brugeoise fournit sa technologie sans fil à BP dans la lutte contre la marée noire dans le Golfe du Mexique.
Au large de la Louisiane, le combat continue contre le « 11-Septembre écologique », selon les mots du président Obama. Au cœur de cette opération, la société belge Citymesh joue un rôle non négligeable en délivrant, en temps réel, les images de la fuite de pétrole à tous les acteurs (garde-côtes, sécurité intérieure etc.).
« Quatre bateaux équipés chacun d’un robot sous-marin naviguent dans le périmètre de la plate-forme de forage », explique Vincent Grymonprez, CEO de Rigmesh, filiale américaine de Citymesh. « Ces robots sont dotés de caméras qui filment la fuite de pétrole jusqu’à 1.500 mètres sous le niveau de la mer. La technologie sans fil que nous avons conçue transmet simultanément les images de toutes les caméras dans une chambre de contrôle installée dans un bateau voisin. Les images sont ensuite acheminées via satellite ou fibre optique vers les serveurs informatiques de Citymesh à Diegem, dans la périphérie bruxelloise. Nous plaçons ensuite les vidéos sur un site web sécurisé auquel seules les équipes autorisées peuvent accéder. De la sorte, les spécialistes peuvent suivre pas à pas l’évolution de la situation et prendre des décisions sans devoir être tous réunis sur le théâtre des opérations. »
Mais comment un géant comme BP en est-il venu à adopter le savoir-faire d’une petite entreprise brugeoise ? « Notre technologie sans fil à ceci d’unique qu’elle transforme les différents bateaux en une véritable toile où chaque navire est à la fois un émetteur et un maillon du réseau global, ce qui permet de transmettre rapidement des images de haute qualité. »
Fondée en 2006, Citymesh est présente dans les activités « offshore » depuis fin 2007. Chez nous, Citymesh a déjà installé de nombreux réseaux sans fil pour des halls d’exposition ou des villes flamandes qui souhaitent, par exemple, renforcer la surveillance lors de grands événements sportifs. Pour cette année, la société prévoit un chiffre d’affaires qui avoisinera 1,7 million d’euros.
Publié dans La Libre du 19 juin 2010.
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