Le patron de Pairi Daiza a transformé la téléphone d’Apple en cordon ombilical avec son parc.
« Pairi Daiza, c’est toute ma vie. Et l’iPhone, c’est ma connexion permanente avec le Parc. » Voilà qui en dit beaucoup sur le rapport presque fusionnel qu’entretient Eric Domb avec son smartphone qu’il possède depuis environ un an. « Je n’ai pas une affection particulière pour l’iPhone », précise notre homme. « Mais cet appareil me relie en permanence à mon entreprise, même quand je suis à l’étranger. Il faut savoir que, six mois par an, nous partons à l’aventure avec mon associé pour préparer la saison suivante. Nous prenons des milliers d’adresses et de photos. Avec l’iPhone, je peux les envoyer instantanément à mon équipe restée à l’autre bout de la planète. Cela me permet également de rester joignable s’il y a un problème où mon aide est nécessaire. En déplacement, je me suis même aperçu que je me sentais moins bien lorsque je n’avais pas de réseau… L’iPhone, c’est comme un baby-phone qui me suit partout. »
Plus inattendu : Eric Domb utilise aussi son iPhone pour inspecter le parc. « Je m’y promène régulièrement sur le dos d’une des nos éléphantes. Si j’aperçois par exemple des mégots de cigarette qui jonchent le sol d’un temple bouddhiste, je prends un cliché et je l’envoie directement à la personne responsable. Il y a une immédiateté qui est très précieuse. »
Pour autant, un outil comme l’iPhone ne brouille-t-il pas la frontière entre vies privée et professionnelle ? « Je suis un esclave consentant de cet objet et je n’en souffre pas du tout. J’en suis même heureux. Je ne suis pas fétichiste et je n’adore pas l’iPhone au sens biblique du terme. En revanche, je ne peux me passer de ses fonctionnalités. Même la nuit, je ne l’éteins pas et je le laisse sur vibreur, ce qui me permet d’être averti quand quelque chose de spécial se produit comme la naissance d’un bébé animal. Je ne l’ai jamais regretté jusqu’à présent. »
Côté applications, Eric Domb avoue n’avoir « rien installé de très original ». « Outre le service de messagerie et la prise de photo, j’ai mis plusieurs centaines des morceaux musicaux et je suis souvent sur iTunes. J’adore la musique des années 30, les vieilles chansons françaises et les sonorités sud-américaines. Le convertisseur de devises me rend aussi souvent service. » Côté info ? « J’ai l’application de La Libre, bien sûr », sourit notre interlocuteur, preuve à l’appui. « J’ai aussi une application qui me sert à suivre l’action de Paradisio en temps réel. Histoire que je ne sois pas le dernier au courant s’il y a une fluctuation importante… Par ailleurs, je regarde souvent les prévisions météo pour les raisons que vous pouvez imaginer. Mais je n’ai pas encore trouvé d’application réellement performante. Enfin, j’ai quelques applications d’astrologie… »
Astrologie ? Eric Domb chercherait-il à déchiffrer l’avenir de Pairi Daiza à travers le mouvement des astres ? « Je sais que cela peut surprendre pour un chef d’entreprise », réagit-il. « Je n’y crois pas réellement mais je m’y intéresse comme au divin et à la spiritualité. Nous, Occidentaux, voyons toujours l’aspect négatif de la religion et de la croyance : la violence, le prosélytisme… A côté, on trouve également cette dimension intime, cette espérance qui me touche beaucoup. »
Heureux possesseur de l’iPhone, Eric Domb se laisserait bien tenter par l’iPad. « Un de nos administrateurs, Pierre Rion (NDLR : fondateur de la société Iris spécialisée dans la reconnaissance optique), m’a expliqué combien il trouvait cette tablette formidable. Je crois que je vais bientôt craquer… »
Paru dans La Libre du 10 août 2010.
