Au nom d’Emakina, j’étais invité samedi dernier aux Francofolies de Spa pour un débat sur les rapports entre nouvelles technologies et industrie musicale. Au-delà du débat parfois passionné qui s’est rapidement noué avec les représentants des maisons de disque (Marc Thonon d’Atmospheriques, Gilbert Lederman d’EMI et Benoît Simon de Viva Nova), j’ai surtout été frappé par le sentiment de désarroi qui paraissait les habiter. Face à la prolifération du piratage qui ne faiblit pas avec les années, il semble de plus en plus difficile de rentabiliser les investissements que consent un producteur pour lancer un nouvel artiste… et même pour amortir des valeurs sûres comme Louise Attaque, nous a expliqué Marc Thonon. A long terme, on peut espérer qu’un nouveau modèle économique verra le jour . Mais, à brève échéance, les inquiétudes sont vives. Certes, les résultats enregistrés par Apple et son iTunes Music Store s’avèrent encourageants, mais ils sont encore bien modestes face à l’immense trafic que continuent de drainer les réseaux peer-to-peer. Je remercie en tout cas Marc Radelet pour son invitation à cet apéro-débat qui a confirmé tout le bien que je pensais déjà de ce festival.