Ca gazouille au sommet du Hilton





Jochem-Jan Sleiffer, patron de cet hôtel de luxe bruxellois, utilise son Blackberry pour les e-mails, Twitter et… les cours de langue.

“Jochem-Jan Sleiffer est désormais abonné à vos tweets sur Twitter.” Quelques minutes après avoir arrangé l’entretien avec son attachée de presse, le patron du Hilton Bruxelles nous suivait déjà sur Twitter, un réseau social où les membres s’échangent des « tweets » (« gazouillis ») en 140 caractères. « Je trouve Twitter intéressant si vous avez quelque chose à dire, comme dans votre profession de journaliste », précise notre homme pour qui la curiosité l’emporte sur la finalité professionnelle. « Je regarde cependant ce qui s’y passe car je pense que cette plate-forme recèle une force incroyable en terme de marketing pour lancer ou promouvoir un produit. Même si, à mon avis, il faudra encore attendre un ou deux ans avant ce que cela ne démarre réellement chez nous. Personnellement, je suis des personnalités qui font déjà un usage intensif de Twitter comme Barack Obama, Kim Clijsters ou… Paris Hilton, qui fait quelque chose de très bien de son compte Twitter avec ses capacités (sic). Pour l’instant, je n’ai pas encore trouvé d’exemple probant dans le secteur de l’hôtellerie. Je ne fais pas de veille sur la réputation en ligne de mon hôtel mais nous réfléchissons au niveau international à la meilleure façon d’exploiter les réseaux sociaux. »

Pour gazouiller, notre homme utilise un Blackberry qu’il possède depuis trois mois. « J’ai du mal à imaginer comment je travaillais avant. Un hôtel tourne 24 heures sur 24. Comme je dis toujours, c’est un métier où l’on n’a pas de clés : notre porte est toujours ouverte. En outre, notre principal bureau est basé aux Etats-Unis, ce qui oblige à tenir compte du décalage horaire pour certains aspects du travail. Ce matin, par exemple, j’ai pu répondre à des messages urgents pendant que je faisais du sport. Le mauvais côté du BlackBerry, c’est qu’on ne se détend jamais car on est toujours connecté au boulot. J’avoue que je ne l’éteins jamais pendant la nuit. Mais c’est aussi une obligation du métier : je dois être tout le temps joignable, même le week-end, et particulièrement lorsque nous accueillons des personnalités à l’hôtel. » Jochem-Jan Sleiffer affirme gérer aussi ses messages privés sur son smartphone. “Mais j’ai un compte personnel prévu à cet effet.”

Autre utilité plus inattendue du BlackBerry pour notre interlocuteur : l’apprentissage des langues. « Comme j’ai décidé d’apprendre l’italien, j’ai donc chargé des cours audio sur mon téléphone pendant les vacances », raconte-t-il. « Je répétais des phrases-types au bord de la piscine, parfois dans un demi-sommeil. Cela faisait rire ma femme, ma fille, mais aussi les autres personnes au bord de l’eau… »

Pour le reste, Jochem-Jan Sleiffer avoue ne pas être spécialement un fanatique de gadgets. « Mon BlackBerry suffit à mes besoins. Je n’utilise probablement que 25% de ses possibilités. Je surveille néanmoins ce qui se passe dans le monde des nouvelles technologies. Comprendre ce que les clients veulent, c’est la base même de notre activité. Nous voyons que l’accès Internet est devenu par exemple un critère déterminant lorsqu’un client choisit un hôtel. A nous de suivre ces évolutions. C’est pourquoi je garde un œil sur l’iPad, même si je ne vois pas son utilité dans un cadre privé. »

Paru dans La Libre du 12 août 2010.

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  1. Bonjour Monsieur Sleiffer. Nous sommes 2 Stés. Polonaises dont l’une est spécialisée dans la “rénovation” et l’autre dans la “production et la pose” de mobilier sur-mesure pour l’Hôtellerie,… Nous avons entre autre comme client le Groupe Blackstone pour lequel nous avons “rénovés et équipés” une dizaine d’établissements de type Holiday Inn, Crowne Plaza…. N’hésitez pas à nous interroger dans le cadre de vos projets de rénovation et d’équipement, Cordialement Pascal Favre / Mobi Contract & MCP

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