Chocol-at, quand le chocolat s’écrit en toutes lettres





Initiative liégeoise, le site Chocol-at.be permet de personnaliser le contenu d’une boîte de chocolats de façon ludique et inattendue.

Et si la traditionnelle boîte de chocolats recelait un message unique pour la personne à qui vous l’offrez ? C’est l’idée à la source du site www.chocol-at.be, lancé par un quatuor d’entrepreneurs liégeois, dont le chocolatier Jean-Philippe Darcis.

« Chocol@ vous permet de créer une boîte de chocolats où chaque praline porte un caractère composant le texte que vous aurez vous-même rédigé (« je t’aime », « merci pour votre confiance »…) », explique Alexandre Grosjean, co-fondateur. « Sur cette base, tout est possible et le client peut laisser libre cours à son imagination. » En coulisses, une personne s’occupe à temps plein de confectionner chaque boîte afin de conserver la dimension artisanale attachée à Jean-Philippe Darcis. « Très vite dans ce projet, l’e-commerce s’est imposé comme le levier qui permettrait de centraliser les commandes et de les réaliser dans les temps. Dans un magasin physique, la mise en œuvre aurait été moins aisée », continue notre interlocuteur.

Ambition des quatre investisseurs : écouler entre 5.000 et 6.000 boîtes de chocolats (39 euros l’unité) par an et internationaliser le produit. « Pour l’instant, deux tiers des ventes se font en Belgique contre un tiers en France, alors que nous sommes capables de livrer dans les 27 pays de l’Union européenne. Au départ, nous pensions que les entreprises représenteraient 20% de la clientèle totale. Actuellement, nous constatons que la demande est beaucoup plus forte que prévu dans ce créneau. » Le site est financé sur fonds propres pour une mise initiale de quelque 100.000 euros.

Première parution dans La Libre avril 2011.

La Libre | Laissez un commentaire

Vendredi Chic, une vitrine en ligne pour la mode belge





Le site Vendredi Chic veut devenir la référence en ligne pour les collections des créateurs belges.

Sur Internet, on peut tout acheter : livres, disques, billets d’avion… mais quid des collections des créateurs de mode ? C’est pour comble ce vide que le site Vendredi Chic a ouvert ses portes voici quelques mois. « J’ai rencontré mon associée Isabelle quand nous travaillions toutes les deux pour le magazine Elle Belgique », explique Julie Wouters, co-fondatrice du site. « A l’époque, nous planchions sur l’ouverture d’une plate-forme de commerce électronique dans le prolongement de Elle.be. En réalisant le plan d’affaires, nous avons découvert que nous pouvions monter ce projet nous-mêmes. »

Vendredi Chic se positionne comme la première plate-forme de promotion des créateurs belges et internationaux, avec un accent particulier sur ceux issus de notre pays. « Nous travaillons surtout avec des créateurs qui ont déjà leurs propres collections depuis deux ou trois ans et qui laissent leurs pièces en dépôt chez nous. Nous prenons une marge sur chaque vente. Nos prix sont identiques à ceux qu’on rencontre en boutiques », continue notre interlocutrice.

Ambition du site : « Devenir une vitrine reconnue à l’échelle internationale pour les créateurs belges. Notre site accueille déjà des acheteurs venus des Etats-Unis ou d’Angleterre et nous voulons continuer de renforcer cette crédibilité. » Financièrement, Vendredi Chic espère atteindre l’équilibre financier dans les trois ans, avec un chiffre d’affaires qui oscillera entre 700.000 et un million d’euros. Actuellement, les fondateurs cherchent à boucler un tour de table de 75.000 euros pour les prochains développements.

Côté promotion, Vendredi Chic table sur les réseaux sociaux et le référencement sur les moteurs de recherche a également noué un partenariat avec le groupe de presse Roularta. Sa première concrétisation est une boutique customisée aux couleurs de l’hebdomadaire Week-End. Outre l’assortiment de base, les internautes y trouveront deux fois par mois des pièces exclusives à cette vitrine.

Un conseil pour ceux qui voudrait se lancer dans l’e-commerce? « La clé est d’abord de trouver un bon concept, puis de voir si celui-ci se prête au commerce électronique. Ensuite, il faut bien voir qu’un site e-commerce forme un tout, qu’il s’agisse de la navigation, du choix ou de la livraison. Chaque aspect doit être travaillé en lien avec les autres », conclut Julie Wouters.

Première parution dans La Libre, avril 2011.

La Libre | Laissez un commentaire

Laurent Jacob, de la Bourse aux achats groupés





Laurent Jacob a vendu sa startup à Lagardère pour 74 millions d’euros. Son nouveau bébé : Groupolitan, site de « social shopping ».

« Ma carrière est surtout le fruit d’opportunités. » Même si son compteur personnel affiche déjà la création plusieurs startups Internet, Laurent Jacob ne cherche pas à s’inventer une vocation de créateur d’entreprise. De son propre aveu, la Bourse a d’ailleurs joué un rôle plus décisif que le Net dans son parcours professionnel.

Au milieu des années 90, ce Français, diplômé d’une école de commerce, travaille pour… Opportunités, une lettre d’informations qui délivre des conseils en placement aux investisseurs. « Nous avions 4.000 abonnés pour une souscription annuelle de 300 euros. C’était assez rentable. Mais je gagnais déjà plus d’argent en jouant sur les marchés financiers qu’en travaillant. » A l’époque, le Net est encore dans une phase préhistorique et le Minitel est le paradigme dominant outre-Quiévrain. Pourtant, certains esprits avant-gardistes comprennent que le réseau va bouleverser certaines activités, y compris celle de boursicoteur. « Un site nommé TheStreet.com venait de naître aux Etats-Unis. J’ai eu l’idée de lancer quelque chose d’équivalent en France. » Le site Boursier.com voit le jour et doit rapidement affronter la compétition d’une trentaine de concurrents qui lorgnent également le portefeuille des investisseurs. « C’était un véritable saut dans l’inconnu », explique Laurent Jacob. « Pour la première fois dans l’histoire, l’explosion de l’audience sur un medium ne s’accompagnait pas d’une hausse des recettes publicitaires. Il fallait inventer un modèle économique inédit. » Un exercice que Boursier.com réussira avec succès en mélangeant annonces publicitaires, revente de contenu et abonnements à des informations à forte valeur ajoutée pour les internautes qui suivent de près les marchés financiers.

En 2005, nouvelle étape : Boursier.com fusionne avec le site d’information sportive Newsport pour créer Newsweb, groupe média sur Internet et spécialisé dans la cible masculine. « Les femmes se définissent d’abord par leur féminité, alors que les hommes se reconnaissent à travers leurs centres d’intérêt », expose notre interlocuteur. « En rassemblent nos deux activités, nous avions accès à de nouveaux budgets publicitaires grâce à l’audience massive que nous représentions. » La greffe prend et s’achève un an plus tard par le rachat de Newsweb par le groupe Lagardère pour le joli montant de 74 millions d’euros.

Laurent Jacob quitte alors Newsweb et prend quelques années sabbatiques pendant lesquelles il devient… professeur de krav maga, méthode d’auto-défense que pratique notamment l’armée israélienne. Durant cette période, il s’installe à Bruxelles, terre d’asile des Français qui ont transformé le Thalys Bruxelles-Paris en « boat people » de luxe pour réfugiés fiscaux. Avec deux amis français qui ont également élu domicile dans notre capitale, il lance en mai dernier Groupolitan, startup active dans le « social shopping » ou achat groupé qui utilise les réseaux sociaux comme levier pour réunir des acheteurs autour d’une même « bonne affaire » (menus de restaurant, soins esthétiques…).

« La croissance est impressionnante », souligne notre interlocuteur. « Nous avons six mois d’avance sur le ‘business plan’ initial et nous recrutons chaque jour plus de mille nouveaux utilisateurs. C’est vraiment un projet sympa. Les commerçants sont ravis de gagner de nouveaux clients et les acheteurs ont l’occasion de se livrer à une activité qu’ils ne feraient peut-être pas habituellement. » Son objectif ? « Grandir le plus vite possible. La course est encore très ouverte entre les différents acteurs qui ont investi ce créneau. En fait, j’aime créer une entreprise et porter son développement. Quand l’activité devient mature, je suis moins captivé… »

Si la Belgique a été le marché-test pour cette nouvelle aventure, Groupolitan est déjà implanté aux Pays-Bas et en France. Un joli démarrage, malheureusement endeuillé par le décès d’un des associés, Stéphane Cordier, emporté en début d’année par une crise cardiaque que rien ne laissait présager. « J’étais très proche de lui. Son départ nous a bouleversés. » Le bébé Groupolitan est aujourd’hui orphelin d’un de ses géniteurs. La vie d’une startup est rarement un long fleuve tranquille.

Vous avez dit « Social Shopping » ?

Le « social shopping » est une variante de l’achat groupé sur Internet et consiste à utiliser les réseaux sociaux pour écouler rapidement des offres promotionnelles, le plus souvent chez des commerçants locaux. Concrètement, les sites de « social shopping » proposent des bonnes affaires (restaurants à moitié prix, places de cinéma bradées etc.) que les internautes intéressés se chargent ensuite de relayer vers leur entourage, notamment via Facebook et consorts. Si le seuil de clients qui ont marqué leur intention d’achat est atteint dans un certain délai, l’affaire est conclue avec le commerçant.

En quelques années, le “Social Shopping” a connu une croissance fulgurante. Leader mondial dans ce domaine, la société américaine Groupon est valorisée aujourd’hui à quelque 15 milliards de dollars même si ses pratiques commerciales sont décriées par les organismes de défense des consommateurs.

Avatar du commerce électronique sous amphétamines, le “Social Shopping” attise également l’appétit des géants de l’Internet. Facebook a ainsi lancé les “Facebook Deals”, basés sur votre localisation géographique, tandis que Google prépare sa propre plate-forme… faute d’avoir pu mettre la main sur Groupon malgré une offre à quelque 6 milliards de dollars. Social Shopping is Big Business !

Première parution dans La Libre, avril 2011. Depuis, le Groupe Rossel a pris une participation majoritaire à hauteur de 68% dans Groupolitan.

La Libre | Laissez un commentaire

Clever Phone : le numéro de téléphone devient jetable





Encore en rodage, le service Clever Phone fournira bientôt un numéro temporaire et gratuit aux particuliers.

Et si vous aviez un deuxième numéro de téléphone réservé uniquement à certaines personnes? Bien pratique lorsqu’on n’aime pas partager ses coordonnées avec tout le monde… Nous avons testé en primeur ce nouveau service belge, baptisé Clever Phone. Une fois enregistré sur le site www.cleverphone.com, vous obtenez ensuite un numéro de téléphone virtuel qui déviera automatiquement les appels vers votre numéro habituel, quel que soit votre opérateur. Les coups de fil que vous recevez peuvent soit aboutir sur une boîte vocale (auquel cas le message audio est envoyé vers votre adresse e-mail), soit faire sonner votre téléphone. « Nous avons régulièrement besoin de donner notre numéro, que ce soit sur un réseau social, une petite annonce ou un événement que vous organisez », illustre Patrick Nollet, instigateur du projet. « Avec Clever Phone, vous disposez d’un numéro que vous pouvez communiquer dans un cadre déterminé, puis éventuellement le désactiver. »

Si Clever Phone ne coûte rien dans sa configuration de base, cette plate-forme propose également des fonctionnalités payantes (4,99 ou 9,99 euros plus frais de transfert des appels) qui permettent de rediriger les appels selon des horaires précis (exemple : tous les appels entrants débouchent sur votre boîte vocale durant le week-end) ou de bloquer les numéros que vous mettez sur « liste noire ». De même, seules les formules payantes donnent droit à un préfixe standard comme le « 02/ » ou le « 04/ ». Dans le mode gratuit que nous avons testé, notre numéro virtuel commençait par « 070/ ».

L’attribution de numéros virtuels n’est pas réellement une nouveauté : depuis plusieurs années, de nombreux acteurs en télécommunications, à l’image du célèbre logiciel Skype, le font déjà par le truchement de la téléphonie par Internet. S’il ne révolutionne donc pas le secteur, Clever Phone vise spécifiquement le marché belge avec la gratuité comme principal attrait auprès des consommateurs, encore peu familiers de cette pratique.

Selon Patrick Nollet, Clever Phone a besoin de récolter 1.500 clients payants pour atteindre l’équilibre financier. Les fondateurs du service espèrent que celui-ci puisse ouvrir officiellement ses portes d’ici un mois.

Première parution dans La Libre, avril 2011.

La Libre | Laissez un commentaire

Promo-codes Pixmania pour décembre : économisez les frais de livraison





Un “bon tuyau” si vous faites vos courses sur PIXmania et que votre achat atteint un certain montant : il est possible d’économiser les frais de port grâce aux promo codes de Pixmania. Comment utiliser ces codes promo ? Très simple : utilisez les codes ci-dessous au moment de passer votre commande sur PIXmania. Merci qui ?

Les codes Pixmania pour décembre :

5 euros remboursés à partir de 200 euros d’achat avec le code PIX2BE11

10 euros remboursés à partir de 400 euros d’achat avec le code PIX4BE11

bons plans | Laissez un commentaire

Etude : l’internaute belge a-t-il confiance dans la presse en ligne ?





Selon une étude de l’Online Publishers Association, les internautes belges font plus confiance aux sites d’infos qu’aux portails et réseaux sociaux. Une bonne nouvelle pour les éditeurs de presse et leurs régies.

Depuis que le web a fait irruption sur la scène médias voici une quinzaine d’années, les groupes médias ont vu leurs fondamentaux voler en éclat. Alors qu’ils disposaient auparavant du monopole de l’accès aux médias et s’occupaient de monnayer cette rareté des moyens de communication avec le consommateur, l’Internet les a soudain placés dans la position de la forteresse assiégée. Les envahisseurs sont multiples, qu’il s’agisse des portails, des moteurs de recherche, des plates-formes « user-generated » (blogosphère en tête), des réseaux sociaux, des « pure players » de toutes sortes… Tous revendiquent leur part du gâteau publicitaire. L’ère de l’abondance des passerelles vers l’utilisateur a sonné et les protagonistes de l’« ancien monde » sont les premiers pris sous le feu de ces mutations.

Après avoir été longtemps sur la défensive (cf. le dossier Copiepresse qui oppose Google à la presse quotidienne francophone et qui n’a pas fini de faire parler de lui), les éditeurs ont enfin décidé de se fédérer à travers un nouveau groupement, baptisé Online Publishers Association (ou OPA pour les intimes). Détail intéressant, on y trouve tous les grands acteurs du marché, sauf les opérateurs publics que sont la VRT et la RTBF. Serait-ce dû au différend qui oppose actuellement cette dernière aux éditeurs de journaux francophones, qui lui reprochent d’exercer un métier de presse écrite (aux frais du contribuable) via l’Internet ? Toujours est-il que cette nouvelle entité entend montrer que les sites d’informations jouissent de sérieux atouts et de spécificités qui les distinguent de leurs concurrents. L’étude que nous vous présentons ici peut être considérée comme la première étape dans cette démonstration.

L’étude de l’OPA s’intéresse tout d’abord à la fréquentation, en terme de régularité, des différentes catégories de sites sur l’Internet belge. 47% des internautes consultent tous les jours les sites de la presse quotidienne, ce qui place, sans surprise, ces derniers derrière les moteurs de recherche (58%) mais devant les réseaux sociaux (37%) et les portails d’information de type Skynet ou MSN.be (17%).

Venons-en maintenant à la grande question de cette enquête : à quel type de sites les surfeurs belges font-ils le plus confiance ? Les sites de presse quotidienne arrivent en tête (81% des répondants leur accordent leur confiance), devant les sites de service (79%), les sites d’info sportive (77%) et les sites de radio (76%). Les portails arrivent plus bas (49%) et les réseaux sociaux ferment le ban (39%). Quand on examine de plus près l’intensité de cet indice de confiance, la presse quotidienne est presque sur la plus haute marche du podium (11% des répondants lui accordent une confiance « absolue »), derrière les moteurs de recherche (12%) et devant les sites de service comme la météo ou les outils de calcul d’itinéraire (9%). Bref, que d’excellentes nouvelles pour les commanditaires de l’étude.

Au passage, on relèvera que ces statistiques dressent un portrait en clair obscur des réseaux sociaux. En terme de fréquentation, Facebook et consorts ont connu une progression météorique ces dernières années et font désormais partie intégrante de la vie des utilisateurs. En revanche, ces derniers peinent à placer leur confiance dans ces plates-formes sociales qui récoltent des données sur leur vie privée pour alimenter leur fonds de commerce. Les racines de cette défiance sont peut-être à chercher dans le traitement du sujet par… la presse elle-même qui n’est jamais avare d’avertissements face à la dimension « Big Brother » des réseaux sociaux. Mais ceci est un autre débat…

Côté critères de confiance, trois paramètres se dégagent en tête des préférences exprimées par l’échantillon interrogé : la fréquence des mises à jour, la réalisation du contenu par des professionnels et le fait de connaître la version « hors ligne » des titres. Ce trio se retrouve dans les mêmes proportions pour les sites d’information de la presse quotidienne, les sites de chaînes TV et ceux de la presse magazine.

Quid de l’impact de cette perception du contenu sur celle de la publicité en ligne ? 36% des personnes interrogées affirment faire « confiance » ou même nourrir une « confiance absolue » dans les sites d’informations. C’est la proportion la plus élevée pointée par l’étude, devant les sites de chaînes TV (34%), ceux de la presse magazine (29%), les portails (20%), les moteurs de recherche (26%) et les réseaux sociaux (18%). Dans notre dos, nous sentons déjà les régies de certains éditeurs de presse afficher un sourire jusqu’aux oreilles…

Dernier volet : l’attitude des internautes face à la publicité. 48% sont « d’accord », voire « tout à fait d’accord » que le contenu soit gratuit en contrepartie de la diffusion de messages publicitaires. Cet « insight » ne signifie pas que ces mêmes internautes ne seraient pas disposés à payer pour du contenu mais il semble toutefois que l’utilisateur s’accommode désormais de la publicité lorsqu’il visite un site d’informations. Par contre, ils ne sont que 21% à trouver normal de voir de la publicité dans des sites mobiles ou des applications. Comme quoi le mobile, medium intime par excellence, n’est pas un simple prolongement du web en version « desktop » et il faudra probablement lui trouver une combinaison publicitaire qui lui soit propre.

Que conclure de tous ces chiffres ? Primo, cette étude confirme les intuitions et enquêtes internes des régies Internet : le contenu de qualité attire une audience qualifiée qui, en retour, place davantage de confiance dans la publicité affichée sur ces sites. Alors que le visiteur unique reste un étalon dominant chez nombre d’annonceurs, l’OPA met en lumière que les caractéristiques de l’audience importent également, même dans les médias interactifs.

Deuxième observation : même s’ils affectionnent la réactivité des sites face à la marche de l’information, les internautes apprécient également le professionnalisme des journalistes qui alimentent ces plates-formes. Autrement dit, voilà une prime implicite pour les rédactions qui tentent aujourd’hui de créer des « newsrooms » intégrées où la dualité web/papier s’efface au profit d’une autre approche du traitement de l’actualité. Par contraste, les éditeurs qui s’acharnent à conserver une « muraille de Chine » entre les deux équipes ont du souci à se faire car, n’en déplaise à certains, l’expertise demeure encore largement l’apanage des journalistes « traditionnels » au sein des groupes médias. « Nous n’avons rien d’autre à vendre que du bon journalisme », concluait Laurent Joffrin dans son ultime éditorial en tant que rédacteur en chef de Libération. Cette étude montre qu’une véritable demande correspond à cette offre.

Dans la même veine, on voit ici l’importance des médias en tant que marques. Même si la diffusion des journaux souffre, particulièrement du côté francophone, leur notoriété et leur présence chez le marchand de journaux influencent leur consultation en ligne. Donc, les régies et éditeurs de presse prennent visiblement la bonne direction lorsqu’ils cherchent à élaborer des formules publicitaires communes aux deux médias ou à monétiser leur audience à travers de nouvelles sources de recettes comme le commerce électronique, les jeux-concours ou la revente de leurs bases de données qualifiées. A contrario, ceux qui refusent de s’engager dans la voie de la diversification en capitalisant sur leurs marques comme « aimants » risquent d’aboutir à une impasse dans les années à venir, aucun modèle économique alternatif (comprenez : basé sur le payant) ne parvenant pour l’instant à émerger de façon convaincante.

Troisième constat : le « display advertising » (publicité graphique) et le CPM (coût pour mille impressions) ont encore de jolies perspectives devant eux. Les éditeurs auraient toutefois tort de se réfugier derrière cette enquête pour éluder la montée en puissance des dispositifs publicitaires tarifés au clic (CPC) ou à la performance : ces deux modèles publicitaires, nés dans le sillage de Google du marketing par affiliation (Trade Doubler, Trade Tracker…), sont là pour rester et n’ont pas encore fini de produire tous leurs effets sur l’industrie publicitaire.

« Globalement, nous ne pouvons que nous réjouir de ces résultats », souligne Stéphanie Radochitzki, coordinatrice de l’OPA. « Ils sont supérieurs à ceux que nous pressentions. » Reste tout de même la question qui fâche : puisque la plupart des éditeurs ont ouvert leurs premiers sites d’info voici parfois plus de quinze ans, pourquoi a-t-il fallu attendre le même nombre d’années avant que ce type d’exercice ne vienne enfin mettre en exergue la qualité de l’audience que véhiculent ces supports numériques ?

Quant au point de vue de l’annonceur sur l’analyse ci-dessus, Thibault de Barsy, Marketing & Sales Director chez Keytrade Bank (Crédit Agricole), y va sans détour. « C’est du raisonnement de marketeer en chambre. Mon principal critère de valeur est le retour sur investissement de nos campagnes. Or, je ne pense pas qu’il y ait de corrélation significative entre la perception d’un medium et l’efficacité du message promotionnel qu’il véhicule. Dans le cas des produits et services bancaires que nous vendons, les résultats ne sont pas supérieurs sur les sites du Tijd et de L’Echo par rapport à un MSN.be si on compare les résultats d’une même campagne. De même, je ne considère pas que le contenu de MSN.be soit forcément plus faible que celui de sites médias. Bien entendu, le contexte du support influence la réception de la campagne chez la cible. Plus que la confiance de l’utilisateur dans le contenu, je me focalise sur la réactivité du média. Il est clair que, si un thème domine l’actualité économique et financière, je souhaite que Keytrade Bank puisse rapidement démarrer une opération en rapport avec ce sujet. Le timing et la flexibilité sont donc hyper importants. Enfin, bien malin celui qui pourrait me démontrer l’impact d’une campagne en fonction de cet indice de confiance. Dans la masse des messages qui assaillent chaque jour le consommateur, la notoriété demeure un paramètre qu’on ne peut mesurer que de façon transversale à l’ensemble d’un mix média déterminé. »

Première parution dans Media Marketing, mai 2011.

études & recherches, médias | Laissez un commentaire

Gemotions : faire un jeu de piste par SMS





Start-up wallonne, Gemotions veut rendre interactive une forme de divertissement vieille comme le monde. A la barre, un consultant dans le monde bancaire.

Et si vous organisiez vous-même un jeu de piste par SMS pour vos amis, votre entreprise ou votre club de sport ? C’est l’idée de Gemotions, start-up qui vient de commencer ses activités et qui a attisé notre curiosité depuis la première fois où nous avons entendu parler du projet.

A l’origine, son fondateur, Philippe Depuydt, était consultant dans le monde bancaire. “Une situation confortable mais peu propice à la passion, raconte-t-il . C’est une sorte de prison dorée qui n’encourage pas la prise de risque. Quand la crise bancaire a éclaté en 2009, les gens dans les banques ont commencé à se replier sur eux-mêmes et à tourner le dos à l’innovation. C’était le bon moment pour lancer un projet et l’idée m’a été apportée directement par mes enfants. Un jour, en revenant des scouts, ils m’ont expliqué que leur jeu de piste avait été un fiasco parce que quelqu’un avait volé tous les petits papiers contenant les indices et les énigmes. Je me suis demandé si on ne pouvait pas résoudre ce problème grâce au téléphone portable. Tous les papiers seraient alors remplacés par des SMS.” Gemotions est né. Un test grandeur nature avec un premier prototype convainc Philippe Depuydt d’aller plus loin.

Concrètement, comment cela fonctionne-t-il puisqu’aucune indication physique ne balise le jeu ? Lorsqu’il arrive sur le lieu d’une énigme, le participant doit envoyer par SMS un mot-clé ou un détail en rapport avec le lieu où il se trouve. Cet indice permet d’identifier la localisation du joueur et de lui envoyer la suite du scénario du jeu en fonction de sa situation géographique. De leur côté, les organisateurs peuvent accéder en permanence à un tableau de bord qui indique la progression des participants sur le parcours. “Il y a des interactions évidentes avec les réseaux sociaux”, remarque Philippe Depuydt.

Mais pourquoi privilégier le SMS à l’heure où les services basés sur la localisation géographique explosent sur le Web ? “Grâce à ce système, nous n’avons pas besoin d’un smartphone évolué. Un GSM classique suffit, souligne-t-il . Selon une étude de marché, 65 % des détenteurs de GSM utilisent le SMS. Ce chiffre grimpe à 97 % dans le segment des smartphones. En outre, la couverture en Internet mobile est loin d’être optimale sur tout le territoire belge.”

Gemotions a déjà servi lors d’un “team building” chez Belgacom. “Une première ville en Wallonie est également intéressée. En fait, il n’y a pas de limite à l’imagination. Nous sommes, par exemple, en contact avec une firme pharmaceutique qui souhaite utiliser Gemotions pour familiariser des collaborateurs avec le nom des médicaments. Je vois aussi beaucoup de potentiel dans les offices de tourisme et l’enseignement, explique Philippe Depuydt, qui confesse que le modèle économique de la plate-forme n’a pas encore été entièrement arrêté . Notre idée de base est que chacun puisse créer gratuitement son jeu de piste sur Internet et qu’un petit montant soit ensuite demandé à chaque joueur. Mais il n’est pas exclu qu’une entreprise ou une organisation puisse financer chaque participation comme cadeau ou sponsoring.”

Financé pour l’instant sur fonds propres ainsi qu’avec les aides de la Région wallonne, Gemotions entend faire appel à des investisseurs privés pour se développer.

La Libre | 3 commentaires

Audi cherche sur LinkedIn le professionnel le plus reconnu de Belgique





(billet sponsorisé)

A l’occasion de la sortie de la nouvelle Audi A6, Audi lance l’Audi A6 Challenge, une opération qui vous permet de déterminer votre niveau de reconnaissance professionnelle grâce au réseau social LinkedIn. Une première en Belgique.

Pour participer, allez sur www.audia6challenge.be et connectez-vous avec vos identifiants habituels sur LinkedIn. La plate-forme calculera automatiquement votre niveau de reconnaissance en fonction de différents critères : nombre de connexions, nombre de recommandations par d’autres personnes, fréquence d’usage de LinkedIn… In fine, vous pourrez comparer votre score avec celui d’autres utilisateurs de LinkedIn qui figurent dans votre réseau.

Avec cette campagne, Audi ambitionne en outre de découvrir le professionnel le plus reconnu de Belgique, c’est-à-dire celui ou celle qui exploite au mieux son réseau de connaissances dans une finalité professionnelle. Dès maintenant, vous pouvez voter sur www.audia6challenge.be pour les membres de votre réseau qui méritent, selon vous, cette distinction inédite. A la clé pour les gagnants : six mois de conduite en Audi A6, un iPad 2 et un iPhone 4.

Cette campagne est signée par l’agence My Media is Rich.

La Libre | 1 commentaire

Scott Alcott, la fibre US de Belgacom





A cheval entre les deux rives de l’Atlantique, Scott Alcott a vaincu une forme extrêmement rare de cancer. Il en a tiré un livre, mais aussi une forte loyauté à son employeur.

Scott Alcott est un gentleman et un excellent communicateur. Partager sa table durant une soirée est un véritable plaisir. C’est aussi un fidèle serviteur de l’ex-RTT. Dans l’ombre de Didier Bellens, CEO de Belgacom, ce père de deux enfants a été, depuis douze ans, un des artisans de la transformation technologique de l’opérateur historique vers les nouveaux services acheminés par la fibre optique comme l’Internet ou la télévision numérique. Depuis peu, il est également chargé d’améliorer les relations entre Belgacom et sa clientèle. « A l’avenir, appelez-moi Mister Satisfaction », lance-t-il avec une pointe d’humour typiquement américaine.

New-Yorkais d’origine, Scott Alcott se définit volontiers comme un “telecom guy”. « J’ai commencé ma carrière chez CBS Records en 1988. Lorsque la maison de disque a ensuite été rachetée par Sony, je suis entré chez l’opérateur AT&T où j’ai commencé tout en bas de la hiérarchie avant de gravir les échelons. A l’époque, j’étais un jeune gars avec une opinion sur tout (sourire). Chez AT&T, je suis passé par quasiment tous les départements, ce qui m’a donné une vue très complète sur l’ensemble des métiers qu’on rencontre au sein d’une société de télécommunications. » Scott Alcott arrive ensuite chez Belgacom presque par hasard. « Je travaillais alors pour Ameritech, une « Baby Bell » qui avait pris une participation dans Belgacom en consortium avec plusieurs autres acteurs des télécoms. Je faisais partie d’une équipe spéciale chargée de moderniser la société. » Après une parenthèse de deux ans dans une startup américaine, il fait ensuite le grand saut et rejoint en 2002 les rangs de l’opérateur historique où il occupera de multiples postes jusqu’à celui de vice-président exécutif en charge des infrastructures de réseau, une fonction qui couvre aussi bien Belgacom que ses entités Proximus et Telindus.

La vie de Scott Alcott a connu un tournant lorsque, voici presque cinq ans, les médecins lui diagnostiquent une sarcome, forme extrêmement rare de cancer. « C’était une surprise totale car je mène une vie assez saine. Je ne bois pas, je ne fume pas, je fais du sport… Dans l’adversité, j’ai quand même eu de la chance car la maladie est restée circonscrite au visage, alors qu’en général, elle s’étend au reste du corps. Pour la soigner, j’ai dû aller dans une clinique spécialisée aux Etats-Unis qui m’a tiré d’affaire. » De sa rémission, Scott Alcott conservera une séquelle au visage, mais aussi un certain attachement à son employeur. « Quand les médecins m’ont appris la nature du mal et la durée de ma convalescence, j’ai été voir Didier Bellens pour lui remettre ma démission. Il m’a répondu : “Pas question, tu prendras le temps qu’il faut pour te rétablir, puis tu reviendras chez nous.” En raison de ce geste, je nourris une forte loyauté envers Belgacom. »

Son combat contre le cancer lui inspirera un livre où il décrit son combat contre la maladie. Le titre de l’ouvrage, « I’m not Lance », renvoie au champion cycliste Lance Armstrong qui a traversé lui aussi ce type d’épreuve. Pourquoi cette référence? « Lance Armstrong est souvent cité en exemple aux malades du cancer. Quand vous lisez sa biographie, vous êtes toutefois intimidé par son côté Superman et vous ne pouvez pas nécessairement vous identifier au personnage. Avec ce livre, je voulais raconter l’expérience d’un type comme les autres et montrer qu’on peut s’en sortir, même quand on ne s’appelle pas Lance Armstrong. » Les ventes du bouquin, disponible sur Amazon.com, sont reversées à la recherche contre le cancer.

Quelles sont, à travers ses yeux d’Américain acclimaté à l’Europe, les principales différences culturelles entre les deux rives de l’Atlantique ? « Sous l’effet de la mondialisation, le fossé commence à se réduire. Les Belges ont désormais des magasins ouverts le dimanche », sourit-il. « Il reste cependant une marge dans la mobilité et les relations sociales. Aux Etats-Unis, les gens bougent plus vite d’une ville à l’autre en fonction des opportunités professionnelles. Partout, nous avons les mêmes magasins, les mêmes médias, la même monnaie, la même langue… Cette homogénéité facilite le mouvement et engendre des liens plus étroits entre les individus. Aux Etats-Unis, votre première famille, c’est parfois les gens qui habitent à côté de chez vous. Quand vous arrivez dans un nouveau quartier, il n’est pas anormal qu’un voisin vienne frapper à votre porte et vous dise : “Bienvenue dans notre communauté, voici les clés de ma maison et de ma voiture, n’hésitez pas en cas de besoin.“ Nous sommes plus informels et plus ouverts aux autres. En revanche, j’aime la diversité culturelle de l’Europe. J’apprécie la Belgique et la variété de ses langues, de sa gastronomie et de sa culture sur quelques kilomètres à peine. C’est une richesse vraiment précieuse. »

CV Express

Executive Vice President, Belgacom.

Marié, père de deux enfants.

1966
Naissance à New York

1988
Diplômé en économie à la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie
Commence sa carrière chez CBS Record

1989
Entre chez l’opérateur américain AT&T

1999
Passage chez Ameritech, qui détient une participation dans le capital de Belgacom

2000
Chief Marketing Officer chez WeServeHomes.com

2002
Rejoint Belgacom

Première parution dans La Libre, décembre 2010.

La Libre | Laissez un commentaire

Babymovie, une échographie en 4D de votre bébé





Jeune entreprise du Brabant wallon, Babymovie propose des échographies en plusieurs dimensions aux jeunes parents.

Vous attendez un heureux événement ? Babymovie vous montre votre progéniture comme vous ne l’avez jamais vue, même lors des échographies effectuées à l’hôpital au cours des neuf mois de grossesse. Alors que les médecins se limitent généralement à une image en 2D, Babymovie franchit la troisième et même la “quatrième” dimension, ce qui permet de visualiser bébé en relief et en mouvement dans son liquide amniotique. Un spectacle qui provoque immanquablement des sourires béats d’admiration chez les jeunes parents. “Les échographies en 3D et 4D sont déjà réalisables dans certains hôpitaux mais les médecins continuent de privilégier la représentation en 2D, qui reste plus précise”, explique Aurélie Grolet, fondatrice de Babymovie. “Nos échographies n’ont aucune valeur quant au diagnostic médical mais elles constituent de beaux souvenirs pour les jeunes parents.”

L’idée de Babymovie est née il y a six ans. “Je faisais des études en imagerie médicale”, explique Aurélie Grolet. “Dans ma troisième année, j’ai effectué un stage en France où j’ai découvert le concept. En juin de cette année-là, j’ai terminé mes études et, deux mois plus tard, j’ai acheté la machine qui permet de générer ce type d’échographie. J’ai alors démarré cette activité tout en prenant un mi-temps à la clinique d’Ottignies. A 21 ans, cela fut assez ardu de trouver un financement auprès des banques, d’autant que, comme indépendante complémentaire, je n’avais pas droit à toutes les aides dont bénéficient ceux qui lancent une entreprise à temps plein. Quand j’ai commencé en 2004, nous étions trois à proposer cette imagerie. Aujourd’hui, les centres sont plus nombreux en Belgique mais notre pays est en retard par rapport à la France où la technologie est beaucoup plus répandue.”

Pour l’avenir, Aurélie Grolet songe éventuellement à étendre Babymovie à d’autres parties du pays. “Si je grandis, je m’implanterai à Liège ou en Flandre. La difficulté est de gérer le planning : les clients sont disponibles en soirée et le week-end mais rarement durant les heures de bureau.”

Première parution dans La Libre, novembre 2010.

La Libre | Laissez un commentaire