Voici quelques réflexions, déjà publiées dans Inside, à propos d’un éventuel modèle économique pour le podcasting, ce nouveau format de diffusion des contenus audios. A noter que, selon LVB.net, la SABAM examinerait actuellement un mode de tarification pour le téléchargement de podcasts.
Peut-on vivre du podcasting ? C’est la question que devront un jour résoudre les milliers de podcasters qui, pour l’instant, diffusent leurs fichiers sur le Net sans que les auditeurs ne doivent ouvrir leur portefeuille. Si on souhaite que cette gratuité demeure, le recours à la publicité semble incontournable.
Dans ce domaine, le podcasting ne manque pas d’attrait : à l’instar du blog, ce nouveau canal permet d’atteindre des audiences de niche et de s’adresser à des communutés d’internautes fédérés par un même centre d’intérêt. En radio, acheter de l’espace publicitaire pour un auditoire de 1.000 personnes ne fait guère sens. Avec le podcasting, cette démarche devient plus pertinente si ces 1.000 personnes constituent un segment d’audience bien spécifique. Mais, aussi novateur semble-t-il, le téléchargement de contenus audio recèle aussi son lot de limitations et de coûts cachés qui invitent à la réflexion.
1. Comment mesurer exactement l’audience générée par un podcast ? Sur iTunes et ses pairs, il est impossible de “tagger” le téléchargement d’un podcast comme une page avec Metriweb. On ne peut donc déterminer avec certitude le nombre réel d’auditeurs d’un podcast. Or, sans ce type d’information, une régie ne peut établir de “rate card” pour les annonceurs et les agences médias. La société américaine Audible devrait lancer bientôt un premier outil de mesure sur sa plate-forme AudibleWordcast. Objectif : permettre aux annonceurs d’insérer des séquences publicitaires au sein des podcasts. Mais ce système, basé sur une technologie propriétaire d’Audible et le format ACC d’Apple, s’attire déjà les foudres des podcasters qui, dans leur immense majorité, diffusent leurs programmes en MP3. Ce dernier format de compression a l’avantage de son universalité mais il délivre cependant moins d’informations additionnelles que le WMV de Microsoft ou l’ACC d’Apple, conçus dès l’origine pour gérer les questions de Digital Right Management (DRM).
2. Comment garantir une vitesse de téléchargement acceptable en permanence ? Chez les les administrateurs de site à gros trafic, le podcasting risque de causer de sérieuses migraines pour résoudre les problèmes de bande passante, particulièrement durant les heures de forte affluence…
3. Le contenu d’un podcast n’est pas interactif. Par définition, l’écoute d’une émission est assez linéaire et “passive” : l’auditeur ne peut ni interagir avec le contenu, ni cliquer sur une bannière ou un bouton. Pour l’annonceur, les possibilités se résument donc à insérer des spots publicitaires avant, pendant ou après la diffusion de l’émision… comme il peut déjà le faire sur une chaîne radio traditionnelle.
4. Une large proportion de la publicité en radio provient d’annonceurs locaux. Quand on voit le retard de certaines PME et TPE dans le domaine du marketing interactif, on peut s’interroger sur leur intérêt éventuel pour le podcasting. En revanche, à mesure que ce nouveau mode de diffusion va se banaliser chez le consommateur et dépasser le statut de gadget pour “geeks”, annonceurs, régies et agences médias ne pourront plus ignorer ce nouveau format qui, du reste, semble promis à un bel avenir.
héhé, un blog en plus dans mon agrégateur. Bonne continuation
Merci pour le lien.
Juste une question: n’existe-t’il pas un moyen de compter le nombre de “subscription” dans iTunes? Je pose la question parcequ’il m’a semblé comprendre de-ci de -là que c’était faisable.
Dommage si c’est pas possible. d’un autre côté, tout le monde n’utilise pas iTunes pour s’abonner à des podcasts. a suivre je suppose.
Il y a probablement moyen de le faire sous iTunes mais le problème est d’avoir une norme qui soit partagée par l’ensemble du marché, comme c’est le cas avec Metriweb.
1. La question se réglera comme elle s’est réglée avec Metriweb qui avant 2001 n’existait pas, les tarifs web étaient alors à l’appréciation des diffuseurs qui ont plaidés pour de la transparence. Le mp3 continue d’évoluer l’id3v2 en fait. http://www.id3.org
2. Question de dimensionnement, de prioritisation, les ingénieurs résaux sont là pour éviter la congestion
3. Reste à inventer le podcast dont vous êtes le héros, le podcast avec rdv pour l’enregistrement… Nombre d’émissions radio ne sont pas interactives et rencontrent un beau succès
4. Cool c’est une fausse bonne mauvaise nouvelle